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22.04.2008 21:06
Week-end au campo : Un week-end en gouttes... d'or

Voilà des mois, voire une année entière, que nos Culturaficionados attendaient ce rendez-vous...
Ainsi, les practicos, bien sûr, mais également ceux qui, mus par une aficion burinée par les années ou, au contraire, par une fraîche curiosité à propos de la Tauromachie, voulant mieux connaître les coulisses du campo, se sont retrouvés en ce week-end du 19 & 20 avril.
Des semaines et des semaines de préparation à l'huile de coude bénévole et d'organisation au cardo des différentes activités prévues pour combler au mieux les participants ont semblé, un moment, réduites à néant par les caprices d'une météo annonçant de fortes précipitations...
Heureusement un Dieu, probablement andalou, nous a, finalement, épargné le pire en nous offrant un samedi ensoleillé et un dimanche matin suffisamment clément entre un déluge orageux le vendredi et son écho dès le dimanche après-midi. L’improvisation, obligée, tourna donc au… duende !
De l’acoso y derribo, muy flamenco, en Petite Camargue où nous pûmes également discuter à bâtons rompus avec de nombreux professionnels au novillo d’origine Juan Pedro Domecq combattu, en soirée, dans les arènes pittoresques de Galician par le jeune matador de Toros, Alberto Aguilar de Madrid, le samedi fut réellement magique.
Quant à la tienta des 2 vaches de Pierre-Marie Meynadier, finalement effectuée par précaution météorologique le samedi après-midi et orchestrée par le même maestro, elle fut riche en émotions du baptême réussi de Benjamin (olé !) aux répétitions valeureuses de Guillaume et Philippe, très motivés. Les passes furent sincères même si les quelques bousculades rappelèrent chacun à l’humilité. La voltereta spectaculaire del Presidente à la seconde vache, plus compliquée, remémora également un autre principe fondamental : l’accident grave est toujours possible, même en tienta, et il est difficile, surtout pour les amateurs que nous sommes, de concilier, en un même temps, le rôle d’empresa et de torero… Il faut y être à 100 % sous peine d’une sanction immédiate.
Et la température n’eut même pas le temps de baisser lors de la soirée au mas de Bellombre grâce au somptueux repas concocté par Sophie et à l’orchestre – une jolie surprise du maître des lieux, Pierre-Marie Meynadier- qui fit danser les convives jusque tard dans la nuit.
Le dimanche, le jeune et sympathique mayoral Sébastien nous emmena au plus près des toros en nous apportant de nombreux éclairages sur l’élevage, la sélection et le soin apporté aux animaux. Nous pûmes notamment découvrir un très joli lot de novillos -origine Domecq et Nunez- aux robes variées et magnifiques et aux armures très respectables… à l’image du travail très sérieux effectué par le ganadero.
Et, comme dans les meilleures histoires gauloises, notre aventure se termina, le dimanche midi, autour d’un ultime banquet réunissant tous les participants de ce formidable week-end qui passa miraculeusement à travers les ondées pour ne laisser filtrer que de précieux souvenirs comme autant de gouttes d’or…
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