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24.06.2008 18:20
EL PAIS rend hommage à l'aficion française

Le quotidien espagnol " El Pais" a fait paraître le 21 mai dernier, un article qui rend hommage à l'aficion française... que nous avons le plaisir de vous communiquer !
Rappelant la condition particulière suivant laquelle il est autorisé, en France, d'organiser les corridas ("tradition locale ininterrompu"), il rend donc plus particulièrement son hommage aux aficionados du Midi de la France qui, avec courage et détermination, ont participé à la naissance de maestros de grandes qualités tels Sebastian Castella et Juan Bautista.
Cet article, signé de A. URRUTIA, salue par ailleurs la compétence et le sérieux des arènes françaises qui, la plus part du temps, réussissent à faire le plein de spectateurs.
Voir cet article et sa traduction en français :
TOROS AL NORTE DE LOS PIRINEOS
La cantera y la afición francesas viven su mejor momento
A. URRUTIA - Madrid - 21/05/2008
"Una tradición local ininterrumpida" es el preciso requisito que la legislación francesa exige que posean aquellas ciudades y poblaciones, todas ella enclavadas en la zona del Midi, para que se celebren espectáculos con toros a muerte. Esta condición se cumple en más de 30 localidades de esta zona, como Beziers, Bayona, o los impresionantes coliseos romanos de Nimes o Arles, patria de Sebastián Castella, acaso el diestro de origen francés más conocido del momento.
Un honor que le disputa Juan Bautista, que toreó ayer en San Isidro. Ambos son unánimemente considerados los dos matadores de toros más importantes que ha tenido Francia en su historia. Y los dos han surgido de la cantera de la afición francesa como la consecuencia directa del esfuerzo y el cariño que los taurinos del Midi vienen derrochando desde hace muchos años.
De la Escuela Taurina de Arles surgen anualmente nuevos novilleros que conforman los carteles de festejos locales y que atraviesan los Pirineos para hacerse un hueco en España. "Ojalá hiciéramos las cosas aquí como se hacen en Francia", suelen lamentar muchos taurinos al poner en comparación la tradicional capacidad para la componenda y la improvisación tan propia del carácter hispano, con el cuidado con que organizan los aficionados franceses sus corridas de toros.
Se suele decir que la idiosincrasia de éstos, menos apasionada y más cerebral, les hace fijarse en aspectos de la lidia y el desarrollo de la faena que aquí pasan más inadvertidos. El análisis que hacen de las diversas fases por las que atraviesa ésta es más cartesiano y racional y hace posible que toreros que no son figuras en España, como es el caso de El Fundi y su capacidad lidiadora ante toros difíciles, den lo mejor de sí mismos en los ruedos de Francia. El aficionado francés es sumamente exigente en cuanto a la pureza y desarrollo de la fiesta y aprecia de manera particular las corridas duras que muchos empresarios españoles no se atreven a contratar. Esto no es obstáculo para que los taurinos hayan vibrado con inolvidables faenas protagonizadas en plazas francesas por José Tomás, El Juli o Enrique Ponce con toros pertenecientes a hierros más convencionales.
Lo que resulta innegable, según las conclusiones de las últimas reuniones de la Federación de Sociedades Taurinas de Francia, es que al norte de los Pirineos se va a los toros. Y mucho. No sólo los vecinos de los pueblos en los que celebran, sino también de París, Lyon o Normandía. Su presencia en estas ferias supone, además, un importante aliciente económico para la zona. Afirman también de este modo su condición de aficionados frente a las denuncias de las numerosas asociaciones de defensa de los animales que existen en Francia, y que organizan con frecuencia manifestaciones y sentadas junto a las plazas de toros para protestar contra las corridas. Obviamente, la mayor parte de la sociedad francesa no está a favor de las corridas de toros. Sin embargo, el paraguas de la ley, así como expresión de la voluntad popular, y su reconocimiento y respeto por las minorías que apoyan hechos culturales diferenciados, brinda suficiente amparo para cobijar al importante núcleo de aficionados taurinos franceses de las puyas de los detractores de la fiesta.
TRADUCTION :
DES TOROS AU NORD DES PYRENEES
Les carrières taurines et l'aficion françaises vivent leur meilleur moment
"Une tradition locale ininterrompue" est la condition précise que la législation française exige des villes et localités, toutes situées dans le Midi, pour que puissent y avoir lieu des spectacles taurins avec mise à mort. Cette condition est remplie dans plus de 30 localités de cette région, comme à Béziers, Bayonne, ou dans les impressionnantes arènes romaines de Nîmes ou d'Arles, patrie de Sebastián Castella, peut-être le matador d'origine française le plus connu actuellement.
Un honneur que lui dispute Juan Bautista, qui a toréé hier à la San Isidro. Tous les deux sont unanimement considérés comme les deux matadors français les plus importants de son histoire. Et leur émergence dans cette carrière est la conséquence directe de l'effort et de l'amour prodigués par le milieu taurin du Midi depuis de nombreuses années.
De l'École Taurine d'Arles, sortent annuellement de nouveaux novilleros qui font l’affiche des fêtes locales et qui traversent les Pyrénées pour se faire une place en Espagne. "Puissions nous faire ici les choses comme elles sont faites en France", beaucoup de taurins se plaignent, mettant en comparaison la capacité à composer et à improviser propres au caractère hispanique, et le soin avec lequel les aficionados français organisent les corridas de taureaux.
On dit généralement de ceux-ci que leur tempérament, moins passionné et plus cérébral, les fait s’attacher à certains aspects du combat et de son déroulement, qui passent ici plus inaperçus. L'analyse qu'ils font des différentes phases est plus cartésienne et plus rationnelle, et il se peut que certains toreros qui ne sont pas des figures en Espagne, comme c'est le cas pour El Fundi avec sa capacité à s’affronter à des taureaux difficiles, donnent le meilleur d’eux-mêmes dans les arènes en France. L’aficionado français est très exigeant quant à la pureté et à la manière dont se déroule le spectacle et il apprécie particulièrement les corridas dures que beaucoup d'impresarios espagnols n'osent pas programmer. Ceci n'empêche pas que les taurins aient vibré devant les passes inoubliables, prodiguées dans des arènes françaises, de José Tomas, El Juli ou Enrique Ponce avec des taureaux issus de manades plus conventionnelles.
Ce qui s'avère indéniable, selon les conclusions des dernières réunions de la Fédération des Sociétés Taurines de France, c’est qu'au nord des Pyrénées les gens vont aux corridas. Et beaucoup. Non seulement en venant des localités voisines du lieu où elles se déroulent, mais aussi de Paris, de Lyon ou de Normandie. Leur présence représente en outre un important attrait économique pour la région. Ils affirment aussi de cette manière leur condition d’aficionados face aux détracteurs des nombreuses associations de défense des animaux qui existent en France, et qui organisent fréquemment des manifestations sur place pour protester contre les corridas. Évidemment, la plus grande partie de la société française n'est pas pour les corridas de taureaux. Toutefois, le parapluie de la loi, ainsi que l'expression de la volonté populaire, sa reconnaissance et son respect des minorités qui soutiennent les différences culturelles, offrent un soutien suffisant à l'important noyau d’aficionados taurins français, lui permettant de s’abriter des piques des détracteurs de la festivité.
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