Ceux qui le souhaitaient ont pu mettre en pratique les cours de toréo en compagnie de Stéphane Fernadez Meca. Arte, temple, roustes, retour sur cette journée exceptionnelle …
Pour la 3ème année consécutive, l'association emmenait les volontaires et les accompagnateurs au campo, toujours si gentiment accueillis dans la finca de l'éleveur Pierre-Marie Meynadier, pour se mesurer, cette fois, à des vaches difficiles de «Quinquin» Yonnet, la belle fille d'Hubert.
Devant les 4 vaches, nous prîmes une leçon , au sens littéral du terme, avec le maestro Stéphane Fernandez Meca qui domina ses partenaires avec une incroyable technique et un souffle -nécessaire- toujours présent.
Quant aux valeureux practicos, la complexité des vaches ne leur facilita pas la tâche...
C'est tout d'abord, Philippe, déjà aguerri, qui courageusement se metta devant avant de se faire bientôt accrocher le poignet douloureux ne lui permettant pas de continuer. Alors, Pierre, baptisé de l'an dernier, ne se démonta pas et put enchaîner quelques passes valeureuses avant d'être atrappé, à son tour,
le genou en compote et le souffle coupé. Il y avait de la tension dans le «toreril».
Heureusement la seconde et troisième vaches se montrèrent certes encastées mais plus faciles et permirent à Guillaume, venu exprès par train de nuit depuis Toulouse, de confirmer les bonnes dispositions aperçues l'an dernier, puis à Philippe, qui faisait son baptême, de briller dans de jolies passes enchaînées con arte qui lui mirent une drôle de lumière dans les yeux...
Quant à la chica, Claire, elle attendit de pied ferme la charge de la bête, aux côté du maestro, pour des passes al alimon. Elle aussi semblait avoir, ensuite, quelques difficultés à retoucher la terre
ferme...
Juan fit preuve également de beaucoup de réflexes al alimon avec le novillero Vincent Cardo. A la muleta, il ne put s'exprimer comme il l'aurait souhaité, bien décidé à prendre, au plus tôt, sa revanche.
Ensuite, tous se retrouvèrent, au chaud, autour d'un apéritif espagnol avant de se mettre à table au son de la guitarra.
Nul doute que, des déceptions au bonheur d'un baptême réussi, cette journée au campo aura été riche d'émotions et d'enseignements pour chacun.
* Chanson "Que dolor en mi alma" interprétée par "Carmen Linares" (extrait de l'album "La luna en el rio")