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16.07.2009 15:01
El Cordobes, le dernier calife

A la télévision ce soir, un bien intéressant documentaire sera diffusé par Arte sur l'itinéraire de Manuel Benitez "El Cordobés", élevé par sa ville (Cordoba) à la dignité de "cinquième calife de la tauromachie".
Présentation donnée par le site d'arte.tv : www.arte.tv/fr
C'est longtemps après avoir définitivement quitté l'habit de lumière que Manuel Benitez, dit El Cordobés, retraité depuis 1980, fut élevé par sa ville de Cordoue à la dignité de "cinquième calife de la tauromachie". Celle qui lui conféra cet honneur - jamais accordé jusque-là à un matador de son vivant - était la première communiste élue maire de l'Espagne démocratique, Rosa Aguilar, que son papa aficionado avait bien des fois amenée, petite, applaudir "le torero fou" dans les arènes de la ville. Une preuve que l'aura d'El Cordobés, érigé en icône populaire par le régime franquiste dès la fin des années 50, allait bien au-delà de la protection intéressée du Caudillo. Sa marque était une audace folle, inégalée, violant allègrement l'orthodoxie tauromachique et payée de "deux mètres de cicatrices" sur un corps blessé des centaines de fois. Un mépris absolu du danger et de la souffrance que le journaliste Tico Medina résume ainsi : "Il avait l'essentiel pour devenir torero : la faim." Quand il débute à Madrid comme espontaneo (un torero amateur qui saute les barrières pour tenter de se faire applaudir), Manuel Benitez est un orphelin analphabète et famélique. Pris en main par El Pipo, un entraîneur dans la débine qui a vu en lui l'étoffe d'une star, il devient en moins de deux ans, au milieu des années 50, le "torero du peuple", qui fait accourir aux arènes des foules de plus en plus nombreuses, subjuguées par ses sauts de grenouille ou ses banderilles coupées en trois, plantées au plus près de la bête et de la mort. Il est aussi, ajoute Tico Medina, le "premier torero médiatique", incarnant à sa façon la modernité dans une Espagne qui étouffe sous le poids conjugué de la dictature et de l'Église. Le régime, qui ne manque pas de faire programmer ses corridas le 1er mai pour distraire les manifestants potentiels, contribue activement à asseoir sa gloire.
C'est longtemps après avoir définitivement quitté l'habit de lumière que Manuel Benitez, dit El Cordobés, retraité depuis 1980, fut élevé par sa ville de Cordoue à la dignité de "cinquième calife de la tauromachie". Celle qui lui conféra cet honneur - jamais accordé jusque-là à un matador de son vivant - était la première communiste élue maire de l'Espagne démocratique, Rosa Aguilar, que son papa aficionado avait bien des fois emmenée, petite, applaudir "le torero fou" dans les arènes de la ville. Une preuve que l'aura d'El Cordobés, érigé en icône populaire par le régime franquiste dès la fin des années 50, allait bien au-delà de la protection intéressée du Caudillo. Sa marque était une audace folle, inégalée, violant allègrement l'orthodoxie tauromachique et payée de "deux mètres de cicatrices" sur un corps blessé des centaines de fois. Un mépris absolu du danger et de la souffrance que le journaliste Tico Medina résume ainsi : "Il avait l'essentiel pour devenir torero : la faim."
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El Cordobés, le dernier calife
(France, Espagne, 2005, 84mn)
ARTE / TVE
Réalisateur: Albert Solé
Diffusion :
ce samedi 18 juillet 2009 à 23:25
Rediffusions :
le 24.07.2009 à 03:00
le 28.07.2009 à 03:00
et le 30.07.2009 à 09:55
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