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16.01.2010 06:45
Les 20 ans du Festival Flamenco de Nîmes

Au programme de ce samedi 16 janvier : un cours de danse donné par Javier Barón, une rencontre avec les photographes dont les oeuvres sont projetées sur les façades de la Maison Carrée, le concert de Javier Conde et "Tierra Flamenca".
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20 ANS DE FLAMENCO
Festival de Flamenco de Nîmes
du 7 au 23 janvier 2010
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PROGRAMME DU SAMEDI 16 JANVIER
à 10h - Soleá por bulerías
Cours de danse par Javier Barón
Niveau moyen et confirmé - Durée 3h
Renseignements / Inscriptions :
Service des relations avec le public 04 66 36 65 00
à 11h30 - Rencontre avec les photographes :
Stéphane Barbier, Jean-Louis Duzert, Steve Kahn et Pascal Vecchi
au Bar du Théâtre
à 17h30 - Concert acoustique de Javier Conde
à la Cour d’Appel
Le jeune prodige de la guitare est devenu un homme. Sa virtuosité et son lyrisme évoquent Paco de Lucia.
Gamin mais déjà véritable phénomène, musicien prodige, Javier Conde déclarait aux journalistes qui se
pressaient pour l'interviewer : "j'aimerais aller aussi haut que Paco de Lucia. Venu d'Extrémadure, il travaille dur depuis sa plus tendre enfance, sa formation est solide. Né sous une bonne étoile, il a un talent inné pour comprendre la guitare, un sens du phrasé extraordinaire, un jeu fluide, lyrique, inspiré. Ses grandes mains puissantes donnent à ses falsetas force et tonicité. On reconnaît en effet ce subtil amalgame pratiqué par Paco de Lucia entre la délicatesse et l'agressivité. Encore timide dans la composition, ses interprétations apportent un sens nouveau aux originaux des maîtres.
Javier Conde
Javier Conde Santos est né en 1988 à Cáceres, Extrémadure. Son père est guitariste et il débute avec lui l'étude de l'instrument dès l’âge de 4 ans. Il suivra les cours d'Andrés Batista, qui reconnaît en lui "les aptitudes artistiques les plus pointues de la connaissance, une technique éblouissante et une forte personnalité d’interprétation". À neuf ans, il partage l'affiche avec Manolo Sanlúcar. Festivals régionaux, nationaux, apparition à la télévision, prix divers obtenus dans des concours où il triomphe, il devient un phénomène. Il enregistre un premier disque solo à l’âge de 12 ans, Hommage aux grands Maîtres de la guitare. En 2007, il présente son deuxième album qui reprend le concert enregistré en live à Lyon en septembre 2006, avec une composition personnelle, la rumba Amanecer. Il a joué au Festival de Nîmes pour la première fois en 2005.
En récital, Javier Conde joue ses maîtres, dans un hommage permanent mais avec personnalité, comme le font toujours les grands guitaristes. Seul en scène, il fait déjà partie des leurs… C'est une alegría de Serranito qui ouvre le concert et qui porte le nom idéal, Llegando al puerto. Conde débarque et désormais, la ville n'est plus la même. Il enchaîne avec une rondeña de Paco de Lucia, puis des pièces de Sabicas, Andrés Batista, Rafael Riqueni, Esteban de Sanlúcar. S'enchaînent différents palos, sans baisse de niveau: soleá, guajiras, rumba, granainas… Éblouissant. Conde achève le concert avec Gerardo Núñez, des airs populaires traditionnels.
à 20 h - TIERRA FLAMENCA (2ème partie)
à l'Odéon
Natalia del Palacio, Sonia Cortés, Chely Torito , Eva Luisa, danse
José de la Negreta, Cristo Cortés, José « el Muleto », Juan de la Alpujarra, Justo Eléria, chant
Frasco Santiago , Antonio Cortés, Daniel Manzanas, Néné Cortés, guitare
Juanma Cortés, cajón
Depuis les années quatre-vingt, le flamenco s'est enraciné dans le Sud de la France, trouvant une terre d'élection de Nîmes à Marseille. Il est sorti des pratiques intimistes, tout en conservant les références fortes aux styles flamencos andalous, des soleares aux bulerias, hérités via les familles. Le Festival de Nîmes a toujours eu à coeur de révéler cette tendance en faisant découvrir les grands talents français. Deux soirées présentent une sélection d'artistes flamencos "de chez nous".
Natalia del Palacio danse depuis l'âge de 15 ans. Elle débute ses études à Madrid, d'où elle est originaire, avec les grands maîtres du flamenco. Elle travaille avec de nombreuses compagnies de danse : Mari Carmen Garcia, Carmen Cortes, Ciro, Joaquin Ruiz, Raul, Adrian Galia... En 1993, elle s'installe en France où elle emporte le premier prix du Concours de Nîmes. Elle participe à de nombreux Festivals... Et danse avec des artistes comme le guitariste Juan Carmona. En 2004, elle crée le groupe Ven Pa'ca !, puis Alkimia avec lequel elle danse au Festival d'Avignon. En 2006, elle danse au Théâtre antique d'Arles pour le 85e anniversaire de Manitas de Plata.
Après s'être distinguée lors de concours au tournant des années 90, la danseuse nîmoise Sonia Cortés a suivi les cours sévillans de maîtres comme Juana Amaya, Manolo Marin, Mario Maya, Angelita Vargas. D'abord intégrée à la troupe de Chico Gipsy, elle a rejoint depuis 2004 Gipsy Flamenco et la Niña de Fuego.
Sur scène depuis l'âge de 10 ans, Chely Torito, au tempérament passionné, est surnommée Torito (petit toro) en raison de sa façon de danser: instinctive, pura et pleine de fougue. A l'âge de 16 ans, elle remporte les premiers prix des concours de sévillanes de Mauguio et des Saintes-Maries-de-la-Mer. Elle se forme auprès de Juana Amaya, Concha Vargas, Jose Galvan, Javier Latorre, Manuela Carrasco... Elle fait partie de plusieurs formations professionnelles : Pepe Linares, Bienvenido Combo, Zambra. Mêlant rage et grâce, Chely considère le flamenco comme une expression de la vie dans laquelle les gestes traduisent des sentiments.
Touchée par le flamenco à l'âge de 16 ans, Eva Luisa a suivi les cours de Melinda Sala, puis des stages avec Andrés Marín, Belén Maya, Mercedes Ruiz, Pastora Galván… En 2001, elle fonde le groupe Sentimiento Flamenco. En mai 2005, c’est Mélinda Sala qui l’engage dans sa compagnie et la présente dans la desgracia de una mujer. La même année, elle monte sa première création, Elle s’appellerait Pepa, avant de se faire remarquer au 2ème Festival International de Flamenco de Genève, accompagnée de grands artistes français : Cristo Cortés, José Cortés, Daniel Manzana et Manuel Gutierrez. Fin 2005, elle part s’installer à Séville où elle complète sa formation avec Pastora Galván et Manuel Betanzo. Sa danse est à son image, à la fois sensible et déterminée. Eva Luisa possède charisme, passion et une grande discipline de travail.
José de la Negreta, José Santiago pour l'état civil, est à 43 ans l'une des voix majeures du flamenco de France. Né à Marseille, installé à Martigues, d'une famille gitane aux racines andalouses, il incarne la force de la transmission. Le cante de ses aïeux demeure le trésor familial dont José, chanteur exigeant et profond, est l'héritier. En 2006, au festival de Nîmes, il chantait accompagné par la guitare d'Antonio Moya.
Cristo Cortès, gitan né à Marseille en 1971, est issu d'une famille de chanteurs originaire de la région d'Almeria. Chanteur précoce, il se fait remarquer dans les fêtes familiales. En 1996, il tourne avec Carmen Linarés. Deux ans plus tard, on le voit accompagner des chanteurs au tablao Los Gallos de Séville. Ensuite, il accompagne Andrés Marín aux États-Unis. En 2003, il chante en première partie de la Paquera de Jerez, puis dans le Romancero gitano sous la direction de Vicente Pradal. Il avait triomphé à Nîmes en janvier 2001 lors d'un récital où l'accompagnait le guitariste "El Picante". Énergie, maîtrise, fraîcheur, charme : Cristo Cortés poursuit une carrière de haut vol qui l'amène à être considéré comme un des plus grands chanteurs français de flamenco.
José Cortés « El Muleto » est issu d’une famille gitane d'Alméría. Il reçoit la médaille de "jeune aficionado du cante gitano" à l’âge de dix ans lors d’un concours à Jerez. Il "baigne" dans le flamenco, côtoyant les grands noms du cante et de la guitare : Terremoto, Pansequito, Camarón de la Isla, Moraito Chico, Tomatito… En tournée à Madrid, il fait la connaissance de Bruce Willis avec qui il se lie d’amitié. Il lui propose alors d’enregistrer un album à Los Angeles et de faire la tournée « Planète Hollywood » dans le monde. Il chante en première partie de James Brown à Beyrouth (Liban) avec le groupe de Chico Castillo avant une tournée mondiale. Il s’est produit de nombreuses fois aux USA et au Canada avec ses inséparables amis, le danseur Manuel Gutierrez et le chanteur Cristo Cortés accompagné à la guitare par Ricardo Diaz…
Juan de la Alpujarra, 34 ans, Juan Gomez de son nom, est lui aussi Marseillais, lui aussi grand espoir de sa génération puisqu'il a commencé à se faire remarquer dès son plus jeune âge. Ses ancêtres habitaient la province de Grenade. Un compás sans faille, une sensibilité à fleur de voix et un vrai magnétisme. Nîmes lui a décerné à deux reprises le prix régional de chant flamenco. Une vraie complicité artistique le lie à Juan Carmona (Chants sacrés en Méditerranée). Un chanteur chaleureux et raffiné.
Chanteur marseillais au "timbre cristallin", Justo Eléria chante dans le groupe d'Ana Pérez et joue des palmas dans la "Sinfonia flamenca" de Juan Carmona. On se souvient de sa performance auprès d'Antonio Canalès et de Juan Carmona au Dock des Suds de Marseille. Compás, énergie, puissance, Justo a tout d'un grand accompagnateur du baile.
Frasco Santiago, gitan marseillais et chef de file de sa génération, vainqueur en 1994 du Concours de Nîmes, reste à 41 ans d'une surprenante créativité. François Santiago "Frasco" a gagné encore en maturité, en maîtrise technique et sait, à l'inspiration, s'évader en beauté. Comme d'autres guitaristes de sa génération, Antonio Negro ou Pedro Gomez, il a su créer un style personnel entre tradition et inspiration.
Issue d'une famille gitane, Antonio Cortés est un guitariste flamenco installé à Nîmes, autodidacte et très demandé pour sa puissance de jeu et son sens créatif. Il accompagne le chant, la danse ou joue en solo et enregistre avec Pepe Linares depuis plus de vingt ans. Il a travaillé avec Clémentine Célarié, Vicente Pradal, José de la Negreta… C'est un artiste intérieur, réfléchi, précis mais aussi fougueux et intense sur la scène. On le retrouvera aussi dans le Romancero gitano de Pepe Linares et Henri le Ny.
Fils d'un cantaor d'Algeciras, Daniel Manzanas collectionne autant les belles falsetas que les blagues gitanes partagées par les musiciens de flamenco. Un pied dans la tradition, l'autre dans la modernité, il montre dans son toque une vraie intelligence du flamenco, créative mais non diluée. Il accompagne régulièrement Pablo Gilabert et la danseuse Stefania Suissa. Il a publié l'album "Azabache" en 2003.
Né dans une famille gitane de Perpignan en 1946, Néné Cortés vit actuellement dans le Vaucluse. Compagnon de longue date de Pepe Linares, il tenait une des guitares lors de l'hommage Pepe para siempre au Festival de Nîmes en 2008. Gitan "à l'ancienne", il alterne la guitare, dont il joue de façon singulière, et une activité manuelle, la confection de paniers.
Né dans une famille gitane flamenca depuis plusieurs générations, Juan Manuel Cortés réalise ses premiers pas sur scène à l’âge de 16 ans auprès de son oncle, le guitariste nîmois Antonio Cortes. Il a puisé dans ses racines le sens du compás qui lui permet d’accompagner aussi bien le chant que la danse. Il a travaillé avec de nombreux artistes du Sud de la France comme Pepe Linares, Antonio Cortes, Jose de la Negreta, Paco Santiago, Juan de la Alpujarra… ou bien encore Antonio Negro avec lequel il s’est produit lors du Festival de flamenco de Nîmes en 2007. L'année suivante, il participe au spectacle Pepe para siempre. Actuellement, Juanma tourne avec plusieurs compagnies telles que Calle Flamenca, La Cueva Flamenca, Compania Castana et enseigne le cajón.
(Extraits du dossier de presse)
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