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17.01.2010 09:21
Israel Galvan présente son nouveau spectacle

Ce dimanche à Nimes: cours de danse, film documentaire sur Israel Galván, concert acoustique de Pepe Linares, Henri Le Ny et Antonio Cortés, et présentation du nouveau spectacle d'Israel Galvan "El final de este estado de cosas, redux".
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20 ANS DE FLAMENCO
Festival de Flamenco de Nîmes
du 7 au 23 janvier 2010
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PROGRAMME DU DIMANCHE 17 JANVIER
à 10 h - Tangos
Cours de danse par Javier Barón
Niveau moyen et confirmé - Durée 3h
Renseignements / Inscriptions :
Service des relations avec le public 04 66 36 65 00
à 11 h - Israel Galván, l’accent andalou
Un film de Maria Reggiani, 2009, 52 mn
Coproduction ARTE France, Les Films d’Ici En partenariat avec ARTE actions culturelles
Travail, réflexion, naissance du mouvement, dialogue avec ses compagnons de route, ses musiciens, retour sur le passé de ses créations et de ses influences… Le film suit la ligne tendue de cette parole économe et de cette position unique qu’Israel Galván occupe dans le paysage de la danse actuelle.
au Cinéma Le Sémaphore, 25 rue Porte de France.
(avec une introduction de Corinne Frayssinet-Savy)
Accès libre sur réservation au Théâtre et au Sémaphore.
à 15 h - Romancero Gitano, redux
Concert acoustique de Pepe Linares, Henri Le Ny et Antonio Cortés
à la Cour d’Appel
Pepe Linares, chant
Henri Le Ny, récitant, traduction, adaptation
Antonio Cortés, guitare
D’après Federico Garcia Lorca
Adaptation musicale Pepe Linares
Adaptation littéraire Henri Le Ny
Pepe Linares est le cantaor des gitans opprimés que Federico Garcia Lorca défendait avec sa poésie passionnée. Retour en Andalousie profonde.
Pepe Linares rayonne sur le flamenco à Nîmes depuis… Personne ne sait exactement combien de temps. Tout naturellement, il a été de la partie dans tous les événements liés à l'art andalou, depuis les prémisses du festival jusqu'à l'hommage qui lui a été rendu en 2008. C'est un padre, hautement respecté, qui insuffle l'affición, découvre les talents, les met sur les rails, sans jamais se lasser, sans perdre pied. Symboles d'une Andalousie profonde, brutale et solaire, amoureuse et lunaire, les poèmes de Garcia Lorca dont la beauté affole le coeur ont été adaptés maintes fois. La version de Pepe Linares et Henry le Ny a notre faveur.
Pepe Linares est reconnu par la profession depuis une vingtaine d'années. Il se produit en tant que cantaor sur de nombreuses scènes. Avec cinq albums à son actif dont il a écrit la plupart des textes (Lobo solitario, Missa de la terra blanca…), il poursuit sa route flamenca avec "rigueur, patience, fraîcheur", toujours à la recherche de nouveaux horizons. Arrivé en France il y a plus de quarante ans, installé à Nîmes, Pepe l’autodidacte a toujours chanté.
Breton d'origine, Henri Le Ny débute au théâtre dans les années 70. Il a joué dans une cinquantaine de pièces issues du répertoire contemporain ou classique. Après avoir dirigé le Théâtre de Lorient pendant quelques saisons, il travaille depuis son arrivée à Nîmes, en 1986, avec des compagnies du Languedoc-Roussillon et en particulier avec la compagnie théâtrale "Conduite Intérieure". Issue d'une famille gitane,
Antonio Cortés est un guitariste flamenco français, lui aussi autodidacte et très demandé pour sa puissance de jeu et son sens créatif. On l'a vu dans Camino 3 ou Aire flamenco. Il accompagne le chant, la danse ou joue en solo et enregistre avec Pepe Linares depuis plus de vingt ans. Il a travaillé avec Clémentine Célarié, Vicente Pradal, José de la Negreta…
El romancero gitano, redux
Le Romancero Gitano de Federico Garcia Lorca est avant tout une suite de poèmes et de romances qui date de la deuxième moitié des années 1920, alors prélude à la grande production théâtrale et poétique de l'homme finalement assassiné par le fascisme. Soit une quinzaine de textes mettant en scène des gitans opprimés, des sujets religieux et des métaphores souvent sensuelles. Interdit sous Franco, le Romancero Gitano est aujourd'hui considéré comme une pièce majeure de la poésie du vingtième siècle et une superbe évocation de l'Andalousie gitane au début du vingtième siècle. Profusion des formes, abondance des tableaux souriants et profanes, c’est un livre d’images, un recueil de chansons populaires par excellence. Pepe Linares et Henry le Ny ont oeuvré à l'adaptation musicale et scénique du recueil en mêlant le chant, le récit et la musique flamenca. Il s'agit aussi d'un hommage où jaillit l’émotion du cante jondo, une mosaïque d'une grande et rare beauté qui, par la grâce et la fantaisie d'un Lorca génial, a su donner un livre exubérant à un peuple en souffrance. Présenté au festival de Nîmes en 2005, El Romancero Gitano revient format "redux", pour chanteur, récitant et guitariste.
http://monsite.wanadoo.fr/pepelinares
à 18 h - El Final de este estado de cosas, redux
Nouveau spectacle d'Israel Galvan au Théâtre de Nîmes
Un projet de la Compagnie Israel Galván
Dirigé par MÁQUINA PH
Danse et chorégraphie Israel Galván
Direction artistique Pedro G. Romero
Mise en scène Txiki Berraondo
Fernando Terremoto, Juan José Amador chant
Alfredo Lagos guitare
José Carrasco percussions
Bobote danse, palmas, compás
Eloisa Cantón violon
Marco Serrato “Orthodox“ basse
Ricardo Jimenez “Orthodox“ guitare
Borja Dìaz “Orthodox“ batterie
Antonio Moreno “Proyecto Lorca“ percussions
Juan Jiménez Alba “Proyecto Lorca“ saxos
Lumière Antonio Serrano - Son Felix Vàzquez - Régie Balbina Parra - Décors et Accessoires - Pablo Pujo, Pepe Barea -
Costumes Soledad Molina (Mangas verdes) - Coordination technique Ada Bonadei
Israel Galván
Le "danseur des danseurs" repousse les limites du baile flamenco dans une chorégraphie qui évoque la fin du monde selon Saint-Jean.
"Si je m'aventure dans quelque chose de nouveau ou d'innovant, c'est toujours en partant des racines", dit Israel. Tout son art est contenu dans cette phrase: il pose sur la danse flamenca un regard différent, il incarne un "mode d'être" face à la danse, face à la création. Héritier d'une tradition familiale parmi les plus respectables, Israel l'aîné réévalue à chaque spectacle l'héritage flamenco, il met en jeu la danse non pas comme une forme fixe mais comme un mouvement, une proposition créatrice. Son directeur artistique, Pedro G. Romero fait son éloge, le désigne comme "le danseur des danseurs", celui que les autres danseurs viennent voir, assis dans la salle. Le danseur maîtrise tous les palos, tous les genres du flamenco, mais aussi le vocabulaire de la danse contemporaine qui a tant emprunté au style andalou. Il ne se contente pas de fusionner les deux domaines, c'est son corps qui est la danse au-delà des limites. Un peu à la façon de Salvador Dali, qu'il admire, transcendant la peinture classique dans la modernité. "Le flamenco de ces dernières années serait différent sans le passage d'Israel Galván" dit encore Romero. Et Israel Galván, exigeant et sensuel, est loin d'avoir tout dit: "je n'ai pas fini de chercher formes et symphonies dans mon corps".
Israel Galván de los Reyes est né à Séville en 1973. Il est le fils des danseurs sévillans Eugenia de los Reyes et José Galván. Ses parents se sont rencontrés dans les années soixante et l’ont bientôt emmené dans les tablaos. En 1994, Israel intègre la Compañia andaluza de danza dirigée par Mario Maya et fondée par Manuel Soler. Ce dernier entretiendra une grande affinité artistique avec Israel jusqu'à son décès en 2003. Le danseur ne tarde pas à recevoir de nombreux prix et son premier spectacle, en tant que chorégraphe, voit le jour en 1998. Los Zapatos Rojos est déjà une révolution dans le monde du flamenco. Il choisit un texte de Kafka, soulignant son goût pour l'étrange, pour son second spectacle, La Metamorfosis en 2000. On le voit alors aux côtés des plus grands artistes, comme Gerardo Nunez. En 2004, avec Arena, il revisite le thème de la tauromachie. Mais, jamais complaisant, il passe bientôt à des spectacles très personnels et dépouillés : c'est La Edad de Oro, créé à Jerez en 2005, qui tournera extensivement en Espagne et en France notamment. C'est avec ce spectacle lumineux qu'il fait découvrir son art au public du festival de Nîmes en 2006. En hommage à José Galván, son père, il dansera
au festival de Nîmes en 2009, avec sa famille réunie pour la première fois sur scène.
El final de este estado de cosas, redux
Israel Galván, poussant toujours plus loin son art et le sens qui s'en dégage, lit le texte de l'Apocalypse de Saint-Jean avec son corps de danseur. Chaque séquence dansée est comme une interprétation du texte, la gestuelle devient alphabet liturgique. Il s'agit donc de la fin d'un certain état des choses, d'un monde, comme l'annonce l'Aigle de Patmos. Jean se présente en guise de prologue, avec une sobriété et une économie ahurissante. Chaque séquence dansée est construite comme une série de propositions, gestes, structures. Sous ses pieds, le taconeo claque, résonne, fait trembler le spectateur, stupéfait. C'est un "flamenco du cataclysme", où Galván sans cesse cherche à vaincre la difficulté, grâce à une "esthétique de la gageure" (Corinne Frayssinet Savy) qui traverse toute l'oeuvre dansée du maître sévillan. Et le conduit logiquement à ce final profondément original dans lequel le cercueil devient caisse de résonance, lieu de danse et de délivrance de ses entraves. Un final catholique aussi puisque le corps peut rejoindre le ciel, ayant triomphé de la pesanteur. La fin est un recommencement, une incitation à danser chaque parcelle de rythme avec une précision absolue, un compás parfait. L'exigence atteint aussi les musiciens et la rencontre de différents genres musicaux entraîne la narration vers son dénouement. Le public devient acteur de ce flamenco baroque, démesuré : la solitude d'Israel Galván n'est qu'une apparence.
www.israelgalvan.com
(Extraits du dossier de presse)
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