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18.01.2010 05:01
Les 20 ans du Festival Flamenco de Nîmes

Conférence et danse seront mardi 19 janvier au programme du 20ème Festival Flamenco de Nîmes. Conférence de Claude Worms au bar du Théâtre et danse le soir au Théâtre avec Andrés Marín et son nouveau spectacle " El Cielo de tu boca"
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20 ANS DE FLAMENCO
Festival de Flamenco de Nîmes
du 7 au 23 janvier 2010
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PROGRAMME DU MARDI 19 JANVIER
à 12 h 30 - ( 2 . 3 ) + ( 3 . 2 ) = 12 : Compases, palmas et golpes
Conférence par Claude Worms, mise en images Nicolas Villodre
au Bar du Théâtre
Certaines formes constituant le répertoire flamenco sont identifiables par leur compás (cycle métricorythmique). À partir d’exemples tirés d’interprétations emblématiques (chant, guitare, et danse), le film présente des réalisations de compases de douze temps (Guajira, Petenera, Soleá, Alegrías, Siguiriya, Bulerías…). Nous nous limiterons aux performances les plus instinctives et intuitives, produites directement par la gestuelle corporelle : palmas, golpes, battue du pied…
Claude Worms, professeur de guitare à Paris, compositeur, rédacteur en chef de la revue flamencoweb, est le grand spécialiste français de la guitare flamenca et l’auteur de très nombreux ouvrages dont d’importantes études sur les figures du toque.
à 20 h - El Cielo de tu boca
au Théâtre de Nîmes
Danse et chorégraphie Andrés Marín
Artiste invité Llorenç Barber cloches et polyphonie
Collaboration spéciale
Segundo Falcón, José Valencia, Enrique Soto chant
Salvador Gutiérrez guitare
Antonio Coronel percussions
Direction artistique et dramaturgie Andrés Marín, Salud López, Santiago Barber, Juan Vergillos - Conseiller chorégraphie Salud López - Direction musicale Llorenç Barber, Salvador Gutiérrez - Direction scénique Salud López, Andrés Marín - Mise en scène Santiago Barber - Documentation Juan Vergillos - Création lumières Ada Bonadei (VanCram) - Audiovisuels Yvan Schreck - Réalisation scénographique Sebastian Lamprieto - Photos Luis Castilla - Son Rafael Pipió
Inspiré par les cloches de son enfance à Séville, Andrés Marín crée un des grands chefs-d'oeuvre du flamenco actuel.La danse comme trait d'union entre le souvenir et l'avant-garde.
L'art d'Andrés Marín tient à la fois, paradoxalement, de la tradition et de l'avant-garde. Par son héritage, son langage inventif, ses pieds qui dansent un zapateado "nuancé" et ses bras qui tranchent l'air dans une gestuelle contemporaine. Son baile est audacieux et reflète, avec beaucoup de charisme mais aussi de retenue, une personnalité rigoureuse, inquiète, capable d'insuffler une tension existentielle dans un simple geste. Chacun de ses gestes est d'ailleurs épure. Il a le sens inné de la scène, qu'il habite avec naturel et aisance alors que ses spectacles, qui vont tous dans le même sens, construisent un univers dépouillé, puriste mais innovant. C'est sa façon de revenir à l'essence qui est moderne. C'est un créateur sans concessions, en quête de perfection et d'absolu, qui à travers sa sobriété cherche avant tout à être lui-même, envers et contre tout.
Andrés Marín
Andrés Marín, né à Séville en 1969, du danseur Andrés Marín et de la chanteuse Isabel Vargas, grandit dans une atmosphère de "flamenco et de théâtre". Son père lui donne, en plus de son nom et de son prénom, l'envie d'être danseur et il apprend sur le mode autodidacte. Soliste et chorégraphe pour divers événements jusqu’en 2002, il fonde cette année là sa propre compagnie « Más Allá del Tiempo » (Au delà du temps). Son premier spectacle est présenté à la Maison de la Danse de Lyon, avec laquelle il entretiendra toujours une relation privilégiée. Il apparaît aussi à la XIIème Biennale de Flamenco de Séville, au Théâtre de la Ville de Paris, au Théâtre de la Ville de Paris, au Festival de Jerez, à l’Opéra de Lille, et au New World Flamenco Festival de Los Angeles. Il donne des cours de
danse pour le Ballet Nacional de España et la Compañía Andaluza de Danza. En 2004, il présente Asimetrías à Séville. En octobre 2006, voilà El Alba del Último Día, évocation du déclin des cafés chantants andalous, lors de la Biennale de Flamenco de Séville. Ce spectacle, très acclamé par le public et reconnu par la presse, est l'occasion d'une rencontre avec le Festival de Nîmes en janvier 2007. Il ne s'arrête pas là, construisant une oeuvre-vie à travers chaque chorégraphie. Ainsi, il interprète Federico Garcia Lorca dans le spectacle Poeta en Nueva York produit par le Centro Andaluz de Danza. À Séville, il dirige sa propre école, Andrés Marín Flamenco Abierto..
El cielo de tu boca
Andrés Marín s'insurgeait dans son spectacle précédent contre la réduction franquiste du flamenco à un mouvement de cirque. Dans El cielo de tu boca, il parle à nouveau du passé avec un langage de demain. Les cloches, qui occupent différents espaces de la scène et qui sont parfois emplies de lumière, sont celles de son enfance sévillane. Il faut donc entendre ce "ciel de ta bouche" comme le palais, celui qui associe saveurs, émotions et instants de l'existence. C'est aussi une expression amoureuse, qui renvoie à la relation du danseur à sa ville et à sa famille. Pour actionner ces instruments inhabituels sur une scène flamenca, Andrés a fait appel au compositeur, improvisateur et explorateur musical madrilène Llorenç Barber. Les cloches et certains bruitages venus la musique contemporaine, ainsi que des séquences vidéo plutôt expressionnistes, s'associent aux chanteurs (Segundo Falcón, José Valencia, Enrique Soto, trois des meilleurs chanteurs actuels) et au guitariste dans ce qui est plus qu’un spectacle, une exploration de l’âme, une expérience. Le plus réussi étant
que les multiples sens et symboles exprimés n'occultent en rien la puissance flamenca de l'ensemble, ni son authenticité. C'est une esthétique qui se réinvente, des voies qui s'ouvrent à travers des bras comme des flambeaux de chair dans un costume noir et élastique, des ruptures et des déséquilibres, sans prétention ni démonstration.
(Extrait du dossier de presse)
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