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20.01.2010 02:32
Les 20 ans du Festival Flamenco de Nîmes

Aujourd'hui, mercredi 20 janvier, poursuite du Festival avec la conférence de José María Velázquez-Gaztelu, la présentation du livre de Jacques Maigne et "Sin Frontera", le nouveau spectacle de Miguel Poveda au Théâtre de Nîmes.
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20 ANS DE FLAMENCO
Festival de Flamenco de Nîmes
du 7 au 23 janvier 2010
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PROGRAMME DU MERCREDI 20 JANVIER
à 12h30 - Rite et géographie du Cante
au "Bar du Théâtre"
Conférence par José María Velázquez-Gaztelu
Cette conférence revient, à l’aide d’un documentaire, sur le fameux programme de la télévision espagnole Rito y Geoite et géographie du cante qui se lançait, dans les années soixante-dix, dans un véritable travail d’enquête musicale sur les lieux mêmes du chant flamenco, révélant les grands noms d’alors, Manolo Caracol ou Pepe Marchena et les nouveaux venus: Paco de Lucía, Camarón, Manolo Sanlúcar, Morente…
Écrivain et poète de Cadix, José María Velázquez-Gaztelu est aussi le co-scénariste et flamencologue des 113 programmes de TVE Rito y Geografía del Cante et Rito y Geografía del Baile. Grand conférencier international, il dirige le programme Nuestro Flamenco, sur la Radio nacional de España.
à 17h30 - Flamenco en flammes. Flamenco en llamas
au Forum Fnac de Nîmes
Rencontre avec l'auteur, Jacques Maigne
en présence, sous réserve, de Fosforito et Diego Carrasco
À l’occasion des 20 ans du festival flamenco à Nîmes, cet ouvrage s’interroge : pourquoi une cité comme Nîmes, haut-lieu d’archéologie romaine et place forte de la tauromachie française, s’est elle ainsi ouverte au flamenco, l’art identitaire de la lointaine Andalousie ? Le livre retrace les débuts héroïques du premier concours jamais organisé hors d’Espagne et les grandes soirées d’émotion des festivals les plus récents. Au Théâtre de Nîmes, c’est tout le flamenco de ce temps qui, chaque hiver, a enflammé la ville. De nombreuses photos rendent hommage à tous les grands chanteurs, danseurs ou guitaristes qui ont depuis vingt ans, posé pied à Nîmes. Enfin le livre découvre le flamenco sur ses terres, au quotidien, là où depuis des siècles il coule de source : en Andalousie.
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à 20 h - Sin Frontera
au Théâtre de Nîmes
Miguel Poveda, chant
Juan Gómez Chicuelo, guitare
Carlos Grilo, Luis Cantarote, palmas
Artistes invités
Luis « El Zambo », chant
Moraíto Chico, guitare
Joaquín Grilo, danse
Miguel Poveda
Vivant, émotionnel, virtuose, le spectacle de Miguel Poveda et de ses invités atteint des sommets flamencos.
Maîtrise absolue des rythmes, des styles, voix ample et claire, présence et sens du public : Miguel Poveda possède toutes les qualités d'un grand maestro du cante. Sa voix généreuse et intense est propice aux éclats, à la violence suivie d'une caresse à la douceur exquise. Il y a pourtant beaucoup d'équilibre et de profondeur dans le cante de beau gosse charmeur. Sans traditions familiales, à Barcelone loin de Jerez, Miguel n'a pu compter que sur lui-même. C'est dire son talent qui, d'ailleurs, ne se limite pas au flamenco : son dernier disque rassemble des coplas, on l'a vu adapter des poèmes et chanter dans d'autres registres. Cependant, sur scène, c'est avec le guitariste Juan Gómez "Chicuelo" qu'il forme une de ces associations magiques comme il y en a finalement peu. Même un soir de fatigue ou de déprime, en tournée par exemple, se métamorphose en miracle flamenco. Les parents de Miguel ont bien choisi son deuxième prénom, Angel. Il y a du céleste en lui, de la ferveur. Il y a aussi une parfaite adéquation entre l'expression, la modulation, l'émotion et les letras (les paroles).
Né Miguel Angel Poveda Leó à Badalona, banlieue de Barcelone, en 1973. Sans lien avec l'Andalousie ou les Gitans, il décroche plusieurs prix en 1993, dont le prestigieux "Lámpara minera" au concours de La Unión. Il participe dès lors à de nombreux festivals, enregistre et se produit sur différentes scènes. Loin de se laisser enfermer dans un titre de "prince du flamenco catalan", il collabore à des projets originaux (Qawwali flamenco avec Duquende) et on l'entend dans les films de Bigas Luna, Carlos Saura, Nicolas Klotz ou Pedro Almodovar. La liste de ses collaborations est impressionnante : Auserón, Enrique Morente, Israel Galván, Eva Yerbabuena, Matilde Coral, Martirio, Rodolfo Mederos, Tomatito, Antonio Carmona, Pasión Vega, Mariza… En 2006, il triomphe à la Biennale de Séville, où il habite désormais. En 2007, Miguel Poveda reçoit le “Prix National de
Musique” pour son talent d’interprète et sa versatilité en tant que chanteur. Son dernier disque Coplas del querer, le huitième, est un double CD dans lequel il rend hommage, sans nostalgie, aux coplas qui font partie du patrimoine folklorique et populaire espagnol. Miguel Poveda a chanté au Festival de Nîmes en 2008.
Sin Frontera
Retour à l'essentiel. Miguel Poveda s'entoure des meilleurs : Chicuelo bien sûr à la guitare, son complice catalan de toujours qui connaît parfaitement les directions à prendre, Carlos Grilo et Luis Cantarote aux palmas, El Zambo au chant, Moraíto Chico pour le luxe d'avoir un second guitariste de génie sur scène et enfin, Andrés Peña pour le baile. Des artistes assis sur des chaises derrière des tables, pour pouvoir frapper le rythme du poing, à l'ancienne, on a immédiatement l'impression d'un tablao où surgit, par la grâce de Dieu, un flamenco sans artifices. Et sans fausses notes, les artistes présents sont des personnalités de premier plan, fabuleux de ressenti et de duende. Mais pourquoi ce titre, "sans frontière" ? Parce qu'il s'agit principalement de Jerez, cœur du cante jondo, Jerez dite "de la frontera" depuis l'époque où survivait un petit royaume musulman en Andalousie. Jerez, aujourd'hui, serait plutôt un centre, artistique, avec pour frontières celle de la fiesta et de la nuit. Ou celle entre le plaisir et la douleur, l'amour et la haine.
www.miguelpoveda.net/fr
(Extrait du dossier de presse)
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