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© photo : www.pastoragalvan.com

 21.01.2010 01:36

Les 20 ans du Festival Flamenco de Nîmes

Deux rendez-vous pour ce jeudi 21 janvier : "Los Cantes de Jerez", la conférence donnée par José María Castaño au bar du Théâtre et "Pastora" le soir, le nouveau spectacle de danse de Pastora Galván, au Théâtre de Nîmes.




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20 ANS DE FLAMENCO

Festival de Flamenco de Nîmes
du 7 au 23 janvier 2010

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PROGRAMME DU JEUDI 21 JANVIER



à 12h30 - Los Cantes de Jerez
au "Bar du Théâtre"

Par José María Castaño

Cette conférence didactique offre un parcours à travers les styles de chant de l’école de Jerez. Elle prend pour départ les circonstances historiques qui permirent l’émergence, en son sein, du chant en tant qu’expression. Elle en décrit les caractéristiques principales en s’appuyant sur les exemples des personnes qui se sont illustrées depuis les origines jusqu’à aujourd’hui : un chant singulier, une appellation d’origine.

Né à Jerez de la Frontera, José María Castaño est licencié en droit et conférencier. Il dirige depuis 17 ans le programme radiophonique Los Caminos del Cante (les chemins du chant). Il intervient dans la presse et a publié des livres spécialisés : La elegancia del duende et De Jerez y sus Cantes.



à 20h.- Pastora
au Théâtre de Nîmes

Pastora Galván, danse et chorégraphie
Ramón Amador, guitare
David Lagos, José Valencia, chant
Bobote, compás
Lumières Peggi
Son Angel Olalla

Pastora Galván

La cadette des Galván confirme qu'elle n'est pas que "fille de…" et "soeur de…": dans "Pastora", elle déclare sa prétention flamenca. Une danseuse est née.

Dire de Pastora qu'elle est la fille de José et la soeur d'Israel Galván pourrait suffire, tant cet environnement familial peut servir de référence. Mais ce serait oublier la personnalité de Pastora et son combat pour être reconnue comme artiste à part entière. Elle est considérée comme une des meilleures danseuses actuelles por tangos (mais ses bulerías sont aussi largement discutées et appréciées) et développe un style explosif. Son tempérament énergique s'exprime dans un corps très présent, dans sa générosité érotique comme dans ses douleurs. Elle a quelque chose d’Eve réinventée, d'éternel flamenco féminin mariée au compás. Elle vise la simplicité d'expression à travers la témérité et une grâce suggestive. À sa famille, elle doit le génie artistique.

Née en 1980, Pastora Galván danse dès l'enfance. Elle étudie au Conservatoire de Séville entre 1990 et 1998 (Danza española), tout en effectuant des voyages et en initiant ses premiers pas professionnels. On la voit au tablao "El Cordobès" de Barcelone, aux "Gallos" de Séville et sur diverses scènes aux côtés de la Yerbabuena, Fernando Terremoto. Elle participe aux chorégraphies de son frère, reçoit le prix "Matilde Coral" à Cordoue en 2001. Dès lors, elle s'impose comme soliste aux Etats-Unis, au Japon et en Espagne bien sûr. Elle a dansé pour les compagnies de Soniquete et de Maria Pagés. Elle enseigne aussi dans différents pays, tout en se produisant dans les festivals Corral del Carbón, Flamenco in the sun, San Pedro del Pinatar, Ojén, Jerez. Jusqu'à sa
performance dans le spectacle La Francesa (Israel Galván/Pedro G. Romero) à la Biennale de Séville en 2006. Et à l'extraordinaire réunion de famille sur scène, Los Galvanes, au Festival de Nîmes en janvier 2009.


Pastora

Belle, colorée, très andalouse, Pastora danse dans une plaza de toros, un jour de sang. Elle danse la mort de Dominguín, les nuages de poussière, les cris d'impatience du public, le drapeau espagnol, et d'autres choses comme la maîtresse de maison. Elle danse et derrière elle, chantent Lagos et Valencia et toca la guitarra el Ramon Amador. Pastora entraîne le spectateur dans une conception osée, celle d'une avant-garde qui serait une forme de tradition, la forme la plus audacieuse. Dans ses gestes, il y a du baile gitan et aussi autre chose, comme la trace de tous les mouvements des hommes des campagnes et petites villes vers Séville, depuis des temps immémoriaux. C'est une ambition artistique. Pour Pedro G. Romero, il y a même une forme "terroriste", une barbarie violente dans sa danse qui se montre, dans le spectacle Pastora, à travers l'excès.

www.pastoragalvan.com




 
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