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23.01.2010 01:37
Les 20 ans du Festival Flamenco de Nîmes

C'est par une soirée exceptionnelle que prendra fin ce samedi 23 janvier le Festival . Mais avant cette "fiesta finale"(qui se jouera "a cinco voces"!) : cours de danse, rencontre, concert acoustique et spectacle de danse.
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20 ANS DE FLAMENCO
Festival de Flamenco de Nîmes
du 7 au 23 janvier 2010
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PROGRAMME DU SAMEDI 23 JANVIER
à 10 h - Garrotín
Classe de danse par José Galván
Niveau moyen et confirmé - Durée 3h
Renseignements / Inscriptions :
Service des relations avec le public 04 66 36 65 00 | |  |
à 11h30 – Rencontre avec Fosforito
au Bar du Théâtre
Antonio Fernández Díaz Fosforito est né à Puente Genil (Cordoue) en 1932.
Il chante depuis tout jeune et exerce son art au rythme des ferias des fêtes, dans les tablaos et les spectacles itinérants aux côtés des grands noms tels que Juan Valderrama ou Manolo Caraco. En 1956, Cordoue célèbre son premier concours de « Cante Jondo » qui révèle ce chanteur.
A partir de cette date, il mène une carrière artistique brillante, gagnant les prix les plus prestigieux. Il possède les distinctions les plus importantes du cante flamenco parmi lesquels nous citerons le Premier prix au Concurso Nacional de Arte Flamenco de Córdoba (1956), le Prix 'Nacional del Cante de la Cátedra de Flamencología de Jerez' (1968), 'II Compás del Cante' (1985) et 'Premio Pastora Pavón' (1999).
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“Fosforito” a reçu la 'Llave de Oro del Cante' de la part de la Junta de Andalucia, pour son travail d'universalisation du Flamenco, pour sa créativité et sa maîtrise absolue de tous les palos. C'est un moment historique pour le monde du Flamenco et un motif de réjouissance pour les aficionados.... Fosforito fit sortir de l'oubli plusieurs palos dont le Polo qu'il popularisa à partir de 1956, le Zangano, la Debla et le Taranto de Almeria. Il apporta sa créativité dans les styles malagenos, les variantes de la Minera, dans les Soleares Apolas, cantinas et tangos de Triana et Cadiz
à 17 h 30 - CONCERT ACOUSTIQUE
à la Cour d’Appel (durée 1 h 45)
Antonio Campos, chant
Dani Méndez, guitare
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Le tribunal accueille un des duos les plus impressionnants de 2009, vedettes du Corral de Carbón : la voix puissante d'Antonio Campos alliée au toque "de Morón" de Dani Méndez .
Deux artistes bien placés parmi ceux qui méritent le plus d'attention : Antonio Campos, que tous les danseurs de haut niveau s'arrachent, pour la puissance de sa voix et ses qualités expressives, et Dani "de Morón" Méndez, aussi acteur du spectacle A cinco voces. Dani est héritier du fameux toque de Morón de la Frontera, reçu de Alfonso Clavijo lui-même ancien élève de Diego del Gastor, avec son style de falsetas tout en retenue. La tonalité est puriste et leur performance passionnée au Corral de Carbón, l'ancien caravansérail de Grenade (le seul d'Espagne!), a déjà donné un enregistrement mémorable. Antonio démontre ses racines, la vitalité de son flamenco, lui qui a participé à des projets comme Palo flamenco (fusion de musique basque et de flamenco), Alcantara (pont entre le Maroc et l'Andalousie), Camerata flamenco project aux tonalités jazzy ou Worldflamenco septet. Le tribunal se souviendra de ce concert acoustique donné à la toute fin du Festival.
Né Antonio Campos Muñoz à Tarragona en 1972 de parents andalous émigrés "économiques" en Catalogne, comme tant d'autres. Encore bébé, il s'installe à Atarfe, dans la plaine de Grenade; le flamenco se penche sur son berceau. Il débute comme guitariste à Grenade, jouant pour les académies de danse et dans les peñas où il accompagne les chanteurs. Après quelques essais en tant que cantaor, il est engagé en 1997 au tablao La reina mora del Sacramonte granaino. Progressivement, avec l'aide de Tony Maya, il commence à travailler dans quelques salles à Madrid, Casa Patas, Caracol, Clamores… C'est là que sa carrière prend un tournant vertigineux. Dès lors, il ne s'arrête plus. Il chante pour les étoiles de la danse : Mario Maya , Antonio Canales , Rafaela Carrasco, Merche Esmeralda, Javier Barón, Manuela Carrasco, Isabel Bayón, Ana Cali, Mercedes Ruiz, Rocío Molina, Javier Latorre, Andrés Peña, Manuel Liñán, El Farru, La Moneta, Belén Maya, Marcos Flores, Alfonso Losa, Rafael de Carmen, Adela Campallo, Manolo Marin, Joaquin Grilo… Il participe à des projets originaux et apparaît dans un grand nombre de festivals et de théâtres. On le voit même dans une version de El Amor Brujo de Manuel de Falla au Teatro Nacional de Sáo Carlos, à Lisbonne. Il a contribué à une douzaine de disques, de Grana Baila por Tangos au World-Flamenco Septet. Son premier disque solo est paru en 2009, un "live" enregistré au Corral del Carbón (ancien caravansérail de Grenade) avec Dani Méndez à la guitare.
Un récital bien mérité pour un cantaor de la qualité d'Antonio Campos, qui prête beaucoup sa voix ample mais ne reçoit que lentement la reconnaissance. On pourrait presque en dire autant de la guitare de Dani de Morón, qui émerge seulement comme l'excellent guitariste qu'il est. Au Corral de Carbón, ils étaient sept sur scène mais nul besoin de renfort pour ces deux-là dans un lieu comme le tribunal (il faudrait plutôt les pompiers !). Campos chante avec dévouement, don de soi, hardiesse et recherche. Méndez fait briler son chant. Ils enchaînent malagueñas et cantiñas, siguiriyas, bulerías, taranta, tangos, un répertoire admirable. Chacun a une personnalité suffisamment forte pour donner un flamenco différent quand ils ne sont pas là pour accompagner un danseur. Compás, puissance et délicatesse, tout est là au naturel. De Grenade, Campos a un pied dans le triangle Séville, Jerez, Cádiz, tout en "orientalisant" les palos.
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à 20 h - ROCÍO MOLINA - ORO VIEJO
au Théâtre de Nîmes
Rocío Molina, Eduardo Guerrero, Moisés Navarro, David Coria, danse
Paco Cruz, Rafael Rodríguez, guitare
Sergio Martínez, percussions
Guadalupe Torres, Vanesa Coloma, palmas
Collaboration au chant Rosario Guerrero « Tremendita »
Musique originale Paco Cruz, Rafael Rodríguez, Sergio Martínez, Rosario Guerrero « Tremendita »
Rocío Molina
La meilleure danseuse de la nouvelle génération, celle qui ouvre la nouvelle ère du baile féminin. Rocío Molina allie créativité et courage, force et sensualité.
Rocío, la rosée… On n'aurait pu lui choisir meilleur prénom. La fraîcheur, l'aube du monde, le symbole même du renouveau. Avec génie, Mario Maya a su la mettre en scène dans Mujeres qui clôturait l'édition 2009 du festival de Nîmes. On y contemplait trois générations, trois styles de baile, trois étoiles, Merche Esmeralda, Belén Maya et bien sûr Rocío. A peine âgée de 25 ans, elle a su imposer son style, cette manière de fondre ingénuité et puissance, sensualité et profondeur. "Rocío est plusieurs danseuses en une et détient la stupéfiante capacité d'assimiler à son propre style les formes les plus éloignées" a écrit le critique Juan Verguillos et on avait pu se rendre compte, lors de sa venue en 2008, de la quasi perfection de son Almario, où éclatait "son intelligence, sa créativité et son courage". Elle est bien cette artiste que l'on attendait pour faire entrer le baile féminin dans une nouvelle ère. | |  |
Née à Málaga en 1984, Rocío débute la danse à l'âge de 3 ans. Une formation qui s'achèvera en 2002 au Conservatoire Royal de Danse de Madrid. A 13 ans elle quitte Málaga pour la capitale. Dès 2001, elle part en tournée mondiale grâce au spectacle Las Cuatro estaciones de la compagnie de María Pagés. Son premier spectacle Entre paredes, a été accueilli par le public andalou avec une stupéfaction ravie : une étoile est née. Elle enchaîne avec El eterno retorno au festival de Jerez en 2006, puis c'est Turquesa como el Limón avec la danseuse Laura Rozalén. Elle participe à Andalucía, el Flamenco y la Humanidad dirigé par Mario Maya à la Biennale de Séville. En mars 2007, elle est soliste dans l'hommage à Chano Lobato (80 ans) au théâtre de la Maestranza de Séville. Elle est présente au Festival de Nîmes en 2008 avec Almario. C'est une tornade… Le public est séduit et lui réservera un triomphe l'année suivante lors de son retour avec Mujeres.
Ojo Viejo
Ojo Viejo a été présenté en 2008 au théâtre Lope de Vega de Séville, lors de la XV Biennale de Flamenco et a reçu plusieurs prix. Le spectacle se présente comme une réflexion sur la course du temps et l'arrivée de la vieillesse, à travers différents thèmes (l'amour, la solitude) qui allient vivacité et profondeur et qui sont "personnifiés" de façon anonyme dans le spectacle. Rocío Molina poursuit donc son travail sur le mouvement, entamé dès les débuts, cette fois le mouvement du temps. Les aiguilles de l'horloge, film muet et d'autres éléments marqueurs du temps enrichissent le scénario. La musique fait référence à des enregistrements historiques du flamenco mais aussi du matériel original de Paco Cruz. Laura Rozalén accompagne Rocío à la danse dans un dialogue entre le passé et le présent, ainsi que deux jeunes danseurs pour le contrepoint, Eduardo Guerrero (vu notamment au Festival de Jerez 2009 avec La Yerbabuena) et Moisés Navarro.
www.rociomolina.com
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à 22 h 30 - A CINCO VOCES
à l' Odéon
Mari Peña, La Tana, Mari Vizzáraga, La Fabiola, Herminia Borja, chant
Carmen Ledesma, danse
Dani Méndez, Antonio Moya, guitare
Carmen Ledesma - Antonio Moya - Dani Méndez
Une soirée exceptionnelle à l'Odéon, façon café cantante, donne cette fois la scène aux femmes. Fiesta pour cinq chanteuses, une danseuse et deux guitaristes, finale en apothéose du festival.
A Cinco voces est un projet né naturellement de l'amitié et de l'estime de cinq cantaoras gitanes, aux personnalités distinctes mais complémentaires. Ce spectacle offre un éventail riche de styles flamencos et s'enrichit du baile de Carmen Ledesma.
Mari Peña est une jeune chanteuse d'Utrera pas tout à fait comme les autres, puisqu'elle est l'épouse d'Antonio Moya. Petite-fille de María Encarnación "de la Buena", fille de José "de la Buena" et Francisca "de la Buena", liée à la famille des Perrate, elle a bénéficié d'un environnement flamenquissime depuis son enfance. On ne s'étonne pas de la retrouver, sur scène et avec beaucoup d'aisance surtout dans les palos festifs, auprès d'artistes comme Tomas de Perrate, José Galvan, Pepe Vargas, Curro Fernandez ou Javier Heredia. Elle chante sur le disque collectif "Mujeres flamencas".
La Tana est née Victoria Santiago Borja, à Seville en 1976. Fille de la cantaora Herminia Borja, elle débute sa carrière professionnelle en chantant pour la danse dans les compagnies de Joaquín Cortés et de Farruquito. Paco de Lucía la découvre alors qu'elle chante dans un bar de Séville. Elle participe à l'enregistrement de l'album "Cositas buenas" (2004), dernier album paru de Paco de Lucía. Le maestro d'Algeciras l'intègre à sa tournée mondiale, avec aussi Duquende et Montse Cortés. En mars 2005, elle publie un premier disque solo "Tú ven a mí", produit par Paco de Lucía. La Tana interprète des palos qui relèvent du répertoire festif, comme la bulería, le tango et la rumba, mais aussi la seguiriya et la soleá.
Née à Séville, Mari Vizzáraga a commencé à chanter dans l'espace familial, comme le veut la tradition. Artiste reconnue, elle est réclamée par les grandes figures de la danse comme Manuela Carrasco, Antonio Canales et actuellement, El Farru et Farruquito, avec lesquels elle chanté sur de nombreuses scènes à travers la planète. Pour certains, elle évoque la Paquera de Jerez.
Fabiola Pérez «La Fabiola» est née à Arcos de la Frontera où, dès l'âge de 10 ans, elle chante dans les peñas, festivals et fêtes privées. Elle partage l'affiche avec des artistes tels Manuela Carrasco, El Torta, Manuel Moneo, El Extremeño, El Pele, El Lebrijano, Chano Lobato entre autres. En 2002, elle reçoit le prix "Alegrías y Cantiñas" au concours “Enrique el Mellizo”. Elle cite Fernanda et Bernarda de Utrera comme grandes références. On peut la voir dans les tablaos de Séville, Los Gallos, Casa Carmen, Torres Macarena.
Née dans le quartier gitan de Triana (Séville), Herminia Borja chante dès son plus jeune âge dans les fêtes familiales et privées avant de se produire dans les tablaos sévillans comme Los Gallos, El Arenal, La Bulería, etc. Elle a chanté pour Manuela Carrasco, Antonio Canales, Rocío Jurado, ainsi que Paco de Lucía qui l'a emmenée dans sa dernière tournée. Elle a participé aux disques de la Niña Pastori, Marina Heredia, La Tana et el Pele.
La carrière de Carmen Ledesma est plus qu'impressionnante. Elle a dansé dans les compagnies de Mario Maya, Farruco, Curro Valez, Antonio Gadès, a gagné de nombreux prix distinctifs dont l'un porte aujourd'hui son nom. Elle a collaboré avec Pedro Bacán, Camarón de la Isla, Tomatito, El Lebrijano, Aurora Vargas, José el de la Tomasa. Elle enseigne à l’Ecole d’art flamenco de la Fondation Cristina Heeren. "Son style, éminemment gitan, est apprécié pour sa pureté technique alliée à une force expressive dévoilant un caractère généreux et puissant" (musiquealhambra).
Antonio Moya est né à Nîmes de parents andalous. On le découvre aux concours de jeunes interprètes de la semaine flamenco, au début des années 90. Déjà, il accompagne Fernanda de Utrera ou El Funi. Mais c'est sa rencontre avec Pedro Bacán qui va être décisive, il devient son "disciple" principal. Il intègre le "clan des Piñini", cette grande famille gitane qui est une des grandes lignées du flamenco. Il décide d'aller vivre en Andalousie. C'est dans cette formation, regroupant principalement des artistes de Lebrija que se déroule sa carrière professionnelle, jusqu'à la mort tragique de Pedro Bacán dans un accident de la route en 1997. Depuis lors, restant toujours le complice d'Inés Bacán ou de Pepa de Benito avec lesquelles il réalise concerts et enregistrements, il se met à accompagner de nombreuses autres figures du chant gitan andalou, Gaspar de Utrera, El Lebrijano, Manuel de Paula et Curro Fernandez. Comme Pedro Bacán, il fait partie de ces guitaristes qui jouent un rôle essentiel de direction artistique, tout en restant des accompagnateurs du chant. En 2000, il monte avec les artistes de Lebrija et les Piñini le spectacle Raices de luz y el patio de la Rumbilla qui sera présenté à Nîmes. Grand admirateur du chant de Lebrija et d'Utrera, il enregistre un disque avec les derniers dépositaires vivants des chants anciens.
Daniel Méndez incarne le fameux "toque de Morón" et qui a pour références des maîtres tels Juan Carlos Romero ou Juan Manuel Cañizares. Né à Séville en 1981, mais résident de Morón de la Frontera, il a d'abord étudié la guitare avec Alfonso Clavijo. Pour compléter son apprentissage de la guitare pour le chant et la danse, il a eu pour maîtres Manuel Corrales "El Mimbre" et Curro Fernández à l'académie de Matilde Coral. En 1998, il entre dans la compagnie d'Antonio Canales. Il a accompagné des artistes comme Montse Cortés, Joaquín Grilo, Manuela Carrasco... Il a composé la musique des spectacles Inmigración et Femenino Plural de la Compañía Flamenca Ángeles Gabaldón, Ojos Verdes et Carmen, Carmela d'Antonio Canales et A solas de Joaquín Grilo. Il a aussi reçu plusieurs prix comme meilleur guitariste d'accompagnement. En 2007, on le trouve dans le spectacle Meridiana du Ballet Flamenco Javier Barón et aux côtés de Paco de Lucia pour la tournée de l'album Cositas Buenas. En 2008, il a contribué au disque Ocho guitarras y un piano d'El Pele.
(Extraits du dossier de presse)
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