Pour le poète Federico Garcia Lorca, qui dressa un «Jeu et théorie du Duende» lors d’une conférence écrite en 1930, «le Duende aime le bord de la plaie et s’approche des endroits où les formes se mêlent en une aspiration qui dépasse leur expression visible.»
Le Festival international Arte Flamenco de Mont-de-Marsan cherche lui aussi à mêler les expressions pour en extraire l’essence, faire surgir l’indicible dans le mouvement et la musique. Sans jamais s’éloigner de ses racines, de cette terre andalouse d’où surgissent le chant, la danse et la transe.
Cette année, le spectacle La difícil sencillez de Rafael Amargo sera un des plus beaux flambeaux de cette quête. Inspiré de la conférence de Lorca, le danseur chorégraphe a voulu transmettre l'idée de blessure, de peur et de vertige devant la mort et propose des métaphores. Les fondements de la culture traditionnelle espagnole croisent les arts nouveaux et le Duende se mesure au thème de la religion flamenca. |