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Voici une sélection de livres que nous affectionnons particulièrement. Il y en a pour tous les goûts. Certains de ces livres ne sont plus édités, mais croyez-nous, l'effort que vous ferez pour vous les procurer ne sera rien face au plaisir que vous ressentirez à les lire.
Bonne lecture !
LE SOUFFLE DANS LE DOS
Edition : J&D Editions
Pour vous présenter cet ouvrage, ci-après le texte figurant en quatrième de couverture :
« Les taureaux envahissent la rue. Les hommes courent.
Devant, derrière, tous se précipitent dans un même but : les arènes.
Course fatale vers un destin à l’issue certaine.
Tragédie festive indissociable de la tauromachie. Pour ses amateurs, il est l’autre toreo ; il est aussi une passion absolue. L’auteur de cet ouvrage fait partie du cercle très fermé des vrais coureurs d’encierro. Pour lui, il est un art qui a ses règles, ses techniques et ses figures.
Le souffle dans le dos c’est l’histoire de l’encierro qui reste l’une des expressions les plus originales de la culture tauromachique.
Emmanuel de Marichalar écrit dans la revue mensuelle Paris Aficion depuis 1989. Depuis 1997, il collabore à l’hebdomadaire de tauromachie français Semana Grande et au mensuel espagnol Bous al carrer. »
Pour vous procurer cet ouvrage, édité par J&D Editions et paru le 02/06/1997, nous vous invitons à vous rendre sur le site des Editions Atlantica-Séguier.

LA BELLE EPOQUE DE LA CORRIDA
Editions de Paris
De Jean-Louis Lopez, Préface de François Zumbielh.
Le Petit Journal, qui parut entre le Second Empire et la Deuxième Guerre mondiale publia, chaque semaine, de 1880 à 1937, un Supplément Illustré qui est, à sa façon, l'ancêtre des magazines d'aujourd'hui dits " à sensation ". Parmi les 2400 numéros qui virent le jour et qui traitent de thèmes très variés illustrant l'actualité et la vie de l'époque, la tauromachie occupe une place importante.
À travers de nombreuses couvertures du Petit Journal mais aussi d'autres journaux de l'époque (Le Petit Parisien, Le Petit Méridional, La Croix illustrée, l'Illustration, Le Rire, L'Assiette au beurre, Le Grelot, L'Eclipse, La Caricature, Le Pilori, le Don Quichotte…), on découvre l'importance du taureau dans la presse populaire. Elle se fait l'écho de l'essor étonnant de la corrida en France à la fin du xixe siècle qui, au-delà de Nîmes, Arles ou Dax… va gagner tout le territoire, de Roubaix à Marseille, de Lyon au Havre, de Dijon à Limoges, de Paris à Bordeaux… Dans la presse, le taureau est fêté en même temps qu'il inquiète. Entre spectacles et personnalités, accidents et dramatisation, humour et folklore, arène politique et détournement patriotique, il est omniprésent.
Ce livre, qui réunit plus de 100 illustrations en couleur, commentées par Jean-Louis Lopez, souligne l'ancienneté de la corrida en France et traite de son histoire et de ses démêlés avec ses opposants. Insistant sur son impact médiatique, Jean-Louis Lopez aborde également l'histoire de la presse populaire et des progrès technologiques qui favorisèrent son essor et sa diffusion, le tirage du Petit Journal atteignant, en 1890, un million d'exemplaires.
Un ouvrage qui ravira les collectionneurs comme les aficionados et révélera aux lecteurs un aspect méconnu de la tauromachie.
Professeur d'espagnol, Jean-Louis Lopez a été rédacteur en chef de la revue Corrida, collaborateur taurin de plusieurs quotidiens, de Canal Plus, et aujourd'hui de France 3. Il est également l'auteur d'une dizaine d'ouvrages consacrés à la tauromachie.
Revue Critique
Critique n° 723-724 : éthique et esthétique de la corrida
Numéro dirigé par Francis Wolff et Pedro Cordoba
Dès sa naissance, la corrida a inspiré artistes, poètes et théoriciens. La revue fondée par Georges Bataille devait tôt ou tard lui consacrer un numéro spécial. Car la pauvreté de la pensée qui se répand sur la corrida est indigne de son histoire et de ses effets - esthétiques et éthiques. Parce qu'elle n'est ni un sport, ni un jeu, ni un sacrifice, qu'elle est plus qu'un spectacle et moins qu'un rite, qu'elle n'est pas tout à fait un art ni vraiment un combat, elle emprunte à toutes ces pratiques, qui sont la culture même, et en fait un tout original en les poussant hors d'elles-mêmes. Elle rend la tragédie réelle, parce qu'on y meurt tout de bon, mais rend la lutte à mort théâtrale parce qu'on y joue sa vie en costumes de lumière. D'un jeu, elle fait un art parce qu'elle n'a d'autre finalité que son acte ; d'un art elle fait un jeu parce qu'elle rend sa part au hasard. Spectacle de la fatalité et de l'incertitude, où tout est imprévisible et l'issue connue d'avance. Art paradoxal, elle fait rêver les arts (cinéma, peinture, danse, littérature). Objet insaisissable, elle provoque la pensée (histoire, anthropologie, philosophie).
Ce numéro " Éthique et esthétique de la corrida ", issu d'un colloque à l'École normale supérieure (décembre 2005) et dirigé par Pedro Cordoba et Francis Wolff, comportera des contributions de Ada Ackerman, José-Carlos Arévalo, Jean-Loup Bourget, Yves Charnet, Pedro Cordoba, Christian Delacampagne, Vincent Delecroix, Jacques Durand, Araceli Guillaume-Alonso, Annie Maïllis, Frédéric Pouillaude, Daniel Royot, Francis Wolff.
Sommaire
Jean-Loup Bourget : Les taureaux de Hollywood
Vincent Delecroix : Suspension et fondation rituelles de l'éthique dans la corrida
Araceli Guillaume-Alonso : Être et paraître : le matador Pedro Romero par Francisco de Goya
Christian Delacampagne : Voir ce que l'on n'a pas vu : paradoxes de la corrida
Alain Renaut : L'humanisme de la corrida
Annie Maïllis : Picasso ou de la peinture considérée comme une tauromachie
Daniel Royot : Hemingway, humoriste et aficionado
Jacques Durand : Scènes de l'éthique taurine
Francis Wolff : De la distance éthique et esthétique. La corrida entre art et combat
Pedro Cordoba : La cérémonie de la mort
Frédéric Pouillaude : La corrida et l'épuisement de la performance
Yves Charnet : Le ravissement de Séville
José-Carlos Arevalo : Le rite vu de l'intérieur
Francis Marmande : L'éthique, c'est l'esthétique de l'avenir
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Philosophie de la corrida
Editions : Fayard
La corrida a inspiré les plus grands artistes et nombre de théoriciens. Mais nul, à ce jour, ne s'était aventuré à philosopher sur elle. C'est le défi qu'a relevé Francis Wolff. A le lire, on comprend que la
corrida, parce qu'elle touche aux valeurs éthiques et qu'elle redéfinit l'essence même de l'art, est un magnifique objet de pensée.
La corrida est une lutte à mort entre un homme et un taureau, mais sa morale n'est pas celle qu'on croit. Car aucune espèce animale liée à l'homme n'a de sort plus enviable que celui du taureau qui vit en toute liberté et meurt en combattant. La corrida est également une école de sagesse : être torero, c'est une certaine manière de styliser sa vie, d'afficher son détachement par rapport aux aléas de l'existence, de promettre une victoire sur l'imprévisible. La corrida est aussi un art. Elle donne forme à une matière brute, la charge du taureaa ; elle crée du beau avec son contraire, la peur de mourir ; elle exhibe un réel dont les autres arts ne font que rêver.
Sous la plume jubilatoire de Francis Wolff, on découvre ce que Socrate pensait de la tauromachie, que Belmonte peut être comparé à Stravinsky, comment Paco Ojedaet José Tomas fondent une éthique de la liberté et pourquoi Sébastien Castella est une virtuose de l'impassible.
Francis Wolff est directeur du département de Philosophie de l'Ecole Normale Supérieure.
Vous pourrez revivre la rencontre avec Francis Wolff qui a eu lieu le 18 octobre 2007 à la librairie Mollat à Bordeaux pour la présentation de cette ouvrage en cliquant ici
Fragments d'arène
Editions : Cairn
Elle est, sans doute, tombée dedans quand elle était petite ! Née en Camargue et étudiante à Arles, Annie Maïllis a, à la suite de sa thèse de Doctorat (Michel Leiris, l'écrivain matador, l'Harmattan, 1998, préface de Jorge Samprun) poursuivit ses recherches sur l'expression artistique et littéraire de la tauromachie. Elle a publié plusieurs livres sur le sujet dont Picasso et Leiris dans l'arène, les écrivains, les artistes et les toros (1937-1957) (Cairn, 2002), et Dans l'arène avec Picasso, entretien avec Françoise Gilot, (Indigène édition, 2004).
Dans ce livre illustré par Jean-René Laval, elle a recueilli des fragments d'arène qui sont de brefs éclats soustraits au temps, comme les passes au toro. Ces textes dessinent un territoire peuplé de toros et de toreros depuis la Camargue natale jusqu'à l'Espagne familière. Ils sont liés par des fils tramés autour du cercle tauromachique : mise à mort, mise à mots, jeu des contraires - sol y sombra - brefs croquis d'hommes confrontés au taureau, et de tous c es autres qui voudraient se connaître en eux.
Ce ne sont pas des notes, mais des petits riens qui s'alimentent à la source de la corrida, à ses à-côtés, grotesques ou tragiques.

Le club des toréros morts
Editions : Loubatières
José Luis Diaz vient nous surprendre avec un récit taurin plein de charme et de sensibilité.
À la question : « Que font les toreros lorsqu'ils quittent ce monde? », José Luis nous apporte sa réponse dans Le Club des toreros morts. Un club dont les membres sont les matadors les plus célèbres. Avec leurs tertulias, ils nous font passer un moment amsant et émouvant. Ces monstres sacrés du toro n'ont jamais perdu leur identité, ils continuent dans l'au-delà à nous donner des leçons de savoir-vivre et surtout d'amour pour leur art. Là-haut, ils continuent à se faire concurence et se disputent la suprématie taurine. Profitons de ces agréables tertulias et de ces spirituelles conversations.
Suivons donc le conseil proposé par Ricardo Lôpez de Uralde, directeur de la collection La Tauromaquia (Espasa Calpe) : « Remercions José Luis Dlaz pour le rêve et rêvons avec lui. »
José Luis Dfaz a déjà publié Extravagances - ou rêveries ou distractions - taurines et Le Torerillo. Le Club des torero morts en est à sa cinquième édition en Espagne.
Julfan Grau Santos est l'un des artistes les plus cotés dans le panorama pictural actuel. Il a exposé dans le monde entier et a illustré des ouvrages d'auteurs célèbres, tels Miguel Delibes, Torrente Ballester, Antonio Gala, Juan Marsé ou Camilo José Cela. Grand aficionado, il a, en 1971 et 1973, obtenu le premier prix pour l'Affiche taurine des corridas de bienfaisance. Il a édité lui-même une Tauromachie. Dans le Club des toreros morts, Julian Grau Santos nous réjouit par ses dessins qui, ajoutés à la beauté du contenu littéraire, font de ce livre un joyau.

Blessures et mort des taureaux de combat
Editions : Marc Roumengou
Sur la foi du titre de l'ouvrage on attendait un précis ; on découvre une fresque. En fait, le meilleur traité de tauromachie paru depuis bien longtemps. Le meilleur et le plus clair, car enfin, unissant science et aficiôn, Marc Roumengou nous introduit au coeur de la lidia grâce à une suite d'exposés d'une simplicité lumineuse comme prélude à une série d'examens approfondis des blessures causées par les instruments d'un combat nécessairement traumatisant et mortel.
Précisément, s'il est un domaine où la rigueur scientifique se doit de faire litière de l'excès de sensibilité, c'est bien celui qui se réfère à la description éclairante de la traumatologie taurine. L'austérité du thème nettement définii nous écarte de la vision romantique des envols de cape ou de ce que les Sévillans appellent " le toreo de filigrane ". Du moins en apparence, car si la corrida est source d'inspiration créatrice pour les toreros, pour les artistes et les poètes, d'exaltation ou de dépit pour l'aficionado, elle n'en comporte pas moins, conjointement, sa matérialité prosaïque, tout comme elle recèle une source d'études et de recherches de caractère scientifique.
Ces multiples facettes de la réalité taurine aident à comprendre pourquoi l'intérêt passionné qu'elle fait jaillir, en des projections si diverses, suffit à meubler toute une vie durant l'esprit d'un être normalement constitué. En d'autres termes, en partant de la notion initiale de combat entre un homme et un animal de caste, on découvre que la richesse de la tauromachie est telle qu'il est possible de consacrer des études approfondies à son aspect zoologique, zootechnique, agricole, scientifique, historique, commercial, politique, sociologique, médical, psychologique, artisanal, spectaculaire, poétique, littéraire, pictural, musical, emblématique, traditionaliste, romanesque enfin.
Le taureau et son combat
Editions : de Fallois
Dans un petit livre d'une centaine de pages, publié au lendemain de la guerre, Claude Popelin se proposait d'offrir au public français une initiation à la corrida. Constamment réédité depuis cinquante ans, ce petit livre est devenu pour des générations d'aficionados un classique, le classique par excellence, un véritable bréviaire de la Tauromachie. L'auteur partait d'une idée juste et forte : mieux on comprend un art, et plus on l'aime. La connaissance ne crée pas le goût, loin d'être diminué, est développé, renforcé, enrichi par la connaissance.
Toros
Editions : Bischofberger - 1991
Un magnifique livre d'art reproduisant en couleurs tableaux et lithographies que le peintre Catalan a consacré en 1990 à la corrida. Tirage de l'ouvrage limité à 2000 exemplaires signés par Barcelo.
Photographies de Lucien Clergue et textes de Rodrigo Rey-Rosa.

Toréer quand même
Editions : Cairn
Voici une chronique qui plonge au coeur du peuple des toros. Comme tout au long des campagnes espagnoles, la place du village, cernée de barrières et de charrettes, devient une arène où chacun peut éprouver et montrer son courage face aux cornes. Seul un vrai torero, embauché pour l'occasion, veille au grain d'un oeil professionnel. Rafael Canada, matador français natif du sud-ouest, se risque à ce jeu dangereux, loin des arènes de gala et des ferias médiatiques.
De son écriture précise et sensible au plus petit détail, l'auteur nous entraîne dans le tumulte de la fête. Avec acuité et humour, il dresse à la fois le portrait nuancé d'un jeune torero qui veut croire à ses rêves, et le tableau cocasse et grave d'une tradition qui, en ce début de siècle, renaît d'elle-même en s'offrant à de nouvelles lectures.
Olivier Deck est né en Béarn, aux portes de l'Espagne. Dès l'adolescence, il franchit les Pyrénées pour ne plus jamais cesser d'être un voyageur des chemins ibériques. Poète, peintre, romancier, chanteur, il partage aujourd'hui sa vie entre l'écriture et la scène (auteur, compositeur, interprète).
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